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10 Choses troublantes entendues sur les enregistrements vocaux de cockpit

10 Enregistrement CVR du vol 2605 de Western Airlines—Le son d’une erreur fatale

Ils les appellent les « boîtes noires », ce qui est en réalité un peu erroné. Si jamais vous avez la malchance de voir l’une d’elles en dehors d’une enquête sur un accident, vous remarquerez qu’elle est peinte d’une couleur orange criarde—aussi vive que le « tissu de 10 miles » que portent les chasseurs—et pour une bonne raison : pour qu’elle soit retrouvée.

Cette petite merveille d’ingénierie indestructible est l’un des deux enregistreurs critiques dissimulés dans la queue d’un avion. Alors que son frère, l’enregistreur de données de vol, consigne de manière désinvolte chaque mouvement de l’appareil, l’enregistreur de voix du cockpit (CVR) est le fantôme de la machine.

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9 Vol 592 de ValuJet—La cacophonie d’un enfer

Le 11 mai 1996, le vol 592 de ValuJet décollait de Miami lorsque un incendie s’est déclaré dans le compartiment de cargo avant. La source était un envoi de générateurs d’oxygène chimiques périmés mais toujours actifs, mal emballés et chargés dans l’avion. Ces générateurs, lorsqu’ils sont activés, deviennent extrêmement chauds et produisent de l’oxygène de manière autonome—créant un enfer auto-soutenu presque impossible à éteindre.

Le CVR capte d’abord un fort bruit, probablement un pneu dans le cargo qui éclate sous la chaleur. Les pilotes constatent une panne électrique. Mais les véritables audio perturbants commencent quelques secondes plus tard lorsqu’une hôtesse de l’air ouvre la porte du cockpit—le système de communication était tombé en panne—et le microphone de la cabine est inondé par les cris des passagers criant « Feu, feu, feu » depuis la cabine. L’enregistrement capture ensuite les tentatives professionnelles mais de plus en plus désespérées de l’équipage pour retourner à Miami alors que les systèmes de l’avion sont consumés par les flammes.

8 Vol 295 de South African Airways—Le mystère de l’incendie de Helderberg

Le 28 novembre 1987, le Boeing 747-200 Combi « Helderberg » de SAA plongeait dans l’océan Indien lors de son approche vers l’île Maurice. L’équipage avait signalé un incendie dans le compartiment de cargo principal. Pourtant, sa source demeure l’un des mystères les plus sombres et durables de l’aviation. Le CVR lui-même est troublant par ce qu’il manque. L’incendie intense a détruit son alimentation juste 81 secondes après que l’alarme incendie se soit déclenchée pour la première fois, laissant aux enquêteurs un fragment de l’événement désespérément incomplet.

L’enregistrement bref capte l’alarme initiale, l’équipage identifiant un incendie dans le « compartiment de cargo principal », et le commentaire perplexe du capitaine, « C’est le fait que les deux se soient déclenchés—ça m’inquiète », suggérant un échec inhabituel et déroutant.

7 Vol 182 de PSA—La banalité du désastre

C’était un matin clair et parfait au-dessus de San Diego le 25 septembre 1978. Le vol 182 de Pacific Southwest Airlines, un Boeing 727, était en approche visuelle vers Lindbergh Field. Le contrôle du trafic aérien avait informé l’équipage d’un petit Cessna 172 à proximité. L’équipage de PSA rapportait avoir vu le Cessna, mais l’a ensuite perdu de vue. Supposant qu’ils avaient dépassé l’avion plus petit, ils ont poursuivi leur descente.

Le CVR du vol 182 est une étude terrifiante de la rapidité avec laquelle le banal peut devenir catastrophique. Pendant plusieurs minutes, l’enregistrement capture les discussions décontractées de l’équipage. Puis, le ton passe à une légère incertitude. « Sommes-nous dégagés de ce Cessna ? » demande le premier officier. « Supposé l’être », répond un autre membre d’équipage. Le capitaine ajoute : « Je suppose. » Onze secondes plus tard, l’enregistrement capte la prise de conscience soudaine du premier officier, « Il y en a un dessous », suivi de l’exclamation du capitaine, « Whoop ! » et d’un cri.

Le son de la collision en plein vol est suivi du bruit de l’alarme de décrochage et du bruit du jet endommagé tombant du ciel. Dans le chaos des dernières secondes, le capitaine s’exclame : « C’est ça ! » et ensuite, « Maman, je t’aime ! » juste avant la fin de l’enregistrement.

6 Vol 603 d’Aeroperu—Noyade dans les données

Le 2 octobre 1996, le vol 603 d’Aeroperu a décollé de Lima, au Pérou, pour ce qui aurait dû être un vol de routine. Cependant, un travailleur de maintenance avait négligé de retirer le ruban adhésif des ports statiques sur le côté du fuselage après avoir nettoyé l’avion. Ces ports sont essentiels pour que les instruments de l’avion mesurent la vitesse et l’altitude. Avec les ports obstrués, les ordinateurs de vol recevaient immédiatement un flux de données nonsensiques.

Le CVR résultant est un enregistrement de 29 minutes de pure torture technologique. Les pilotes étaient bombardés par une cascade d’alarmes contradictoires. Ils recevaient des notifications de sur-vitesse en même temps que l’alerte de décrochage se déclenchait, impossibilité physique. Le cockpit est devenu une symphonie chaotique de klaxons, de carillons et de confusion. Croyant que leurs instruments avaient échoué, les pilotes ont demandé à la tour de contrôle leur altitude, ne réalisant pas que le contrôleur lisait les mêmes données erronées du transpondeur.

La finale ironie est que le seul système qui fonctionnait—le système d’alerte de proximité du sol—était ignoré. Alors qu’il criait « TERRAIN ! REMONTEZ ! », les pilotes, croyant à leur altimètre défectueux affichant 9 700 pieds, ont continué leur descente jusqu’à ce que l’aile du 757 frappe l’océan Pacifique.

5 Vol 123 de Japan Airlines—L’agonie d’une lente mort

Le 12 août 1985, le vol 123 de Japan Airlines, un Boeing 747, a subi une défaillance catastrophique de son bulkhead de pression arrière 12 minutes après le décollage de Tokyo. La décompression explosive a arraché la majeure partie de la gouverne de direction de l’appareil et a sectionné les quatre lignes hydrauliques, rendant le jet presque incontrôlable.

Ce qui rend le CVR du vol JAL 123 si troublant est sa durée. Pendant 32 minutes d’angoisse, l’enregistreur a capturé le combat héroïque et finalement futile de l’équipage pour piloter l’appareil endommagé. L’audio n’est pas de la panique, mais d’un professionnalisme intense et focalisé. Les pilotes ont utilisé uniquement le débit moteur différentiel pour diriger l’avion, luttant contre ses oscillations sauvages. Le paysage sonore est une série d’alarmes, de commandes tendues (« Remontez ! Remontez ! »), et de rapports de systèmes du mécanicien de bord.

L’équipage s’est battu pour chaque seconde de contrôle jusqu’à ce que l’appareil s’écrase dans la montagne, tuant 520 des 524 personnes à bord. Certains passagers auraient survécu au choc initial mais sont morts en attendant les secours, qui ont été retardés jusqu’à la nuit.

4 Vol 447 d’Air France—Le décrochage invisible

Dans les premières heures du 1er juin 2009, un Airbus A330 d’Air France volait dans une tempête au-dessus de l’océan Atlantique. Des cristaux de glace ont obstrué ses tubes Pitot, rendant les indicateurs de vitesse de l’air peu fiables et provoquant la désactivation du pilote automatique. Le contrôle manuel est tombé aux mains des co-pilotes juniors pendant que le capitaine se reposait.

Le CVR capture un enregistrement glaçant de confusion. Le pilote aux commandes, Pierre-Cédric Bonin, a involontairement tiré sur le sidestick, mettant l’avion en montée insoutenable. Cela a induit un décrochage aérodynamique. Pendant les quatre minutes suivantes, l’alarme de décrochage a retenti 75 fois. Incroyablement, aucun des pilotes ne semblait comprendre la situation ou appliquer la bonne récupération.

Le moment le plus déchirant survient près de la fin. Après des minutes d’incertitude, Bonin s’écrie, « Mais j’ai eu le stick en arrière tout le temps ! », révélant l’erreur fatale soutenue.

3 Vol 93 de United Airlines—L’enregistrement d’une révolte

Le CVR du vol 93 de United est unique. Le 11 septembre 2001, quatre terroristes d’al-Qaïda ont détourné un Boeing 757. Grâce à des appels téléphoniques, les passagers ont appris les autres attaques et ont réalisé que leur avion faisait partie d’un complot plus vaste.

Le CVR capture les premières ordres des pirates de l’air, des prières en arabe, et la révolte des passagers. Le microphone de la zone capte le bruit d’un chariot de nourriture utilisé pour frapper la porte du cockpit. Les pirates de l’air sont entendus crier : « Tenez la porte ! » alors que les passagers se battent pour entrer. Le cockpit tremble alors que l’avion est dirigé violemment, mais les cris défiants des passagers—« Prenons-les ! »—sont audibles jusqu’à la toute fin.

2 Vol 9525 de Germanwings—L’horreur de l’intention

Le 24 mars 2015, le vol 9525 de Germanwings était en vol au-dessus des Alpes françaises lorsque le capitaine Patrick Sondenheimer a quitté le cockpit. Le copilote Andreas Lubitz, qui avait des antécédents de problèmes de santé mentale, dont une dépression sévère, a verrouillé la porte et a entamé une descente contrôlée vers les montagnes.

Le CVR enregistre un meurtre-suicide de masse. Les efforts croissants de Sondenheimer pour défoncer la porte sont audibles—il crie, « Ouvrez cette maudite porte ! » Puis, il utilise ce qui semble être un objet métallique pour tenter de forcer l’accès. À l’intérieur, la respiration calme de Lubitz continue, étrangement claire.

Dans les derniers moments, l’alarme « TERRAIN, REMONTEZ » retentit alors que les passagers hurlent en réalisant ce qui se passe. La porte du cockpit, conçue pour la sécurité, était devenue l’instrument de leur meurtre.

1 Vol 522 de Helios Airways—Le fantôme d’un vol maudit

Le 14 août 2005, le vol 522 de Helios Airways a décollé de Chypre avec sa pressurisation de cabine réglée sur « MANUEL ». L’équipage a manqué l’erreur lors des vérifications. Alors que le Boeing 737 montait, la cabine n’a pas pu se pressuriser. Les niveaux d’oxygène ont chuté. À 12 040 pieds, l’alarme d’altitude de cabine s’est déclenchée—mais l’équipage l’a identifiée à tort.

Les pilotes et les passagers ont progressivement succombé à l’hypoxie. L’avion a continué en pilote automatique pendant plus de deux heures, volant dans des boucles étranges au-dessus d’Athènes. Le CVR est terriblement silencieux—juste le bourdonnement du moteur et les alarmes—jusqu’à la toute fin.

Une hôtesse de l’air, Andreas Prodromou, utilisant une bouteille d’oxygène portable, est entrée dans le cockpit. Il a émis cinq appels à l’aide—aucun n’a reçu de réponse. Le CVR se termine par l’extinction moteur due à l’épuisement de carburant. Peu de temps après, l’avion s’écrase dans une pente, tuant les 121 personnes à bord.

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